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La prochaine assemblée générale des Amis du Patrimoine Saint-Martinois se tiendra le :
Mercredi 25 janvier 2012 à 18h30
Foyer communal Germaine Dumortier
Rue de la Colonne
62280 Saint-Martin-Boulogne
Ordre du jour :
- Rapport d’activités
- Rapport moral
- Rapport financier – Approbation des comptes
- Renouvellement de quatre membres du Conseil d’Administration (Pour participer au vote les membres doivent être à jour de cotisation).
- Questions diverses
Boulogne, le 9 décembre 2011
COMMUNIQUÉ
La bibliothèque des Annonciades conserve dans ses rayonnages des collections qui font d’elle une des plus importantes bibliothèques de France. Parmi ses collections, elle possède un grand nombre de journaux anciens ou feuilles d’annonces dont quelques-uns sont antérieurs à la Révolution.
Ces publications représentent près de 100 000 volumes, archivées le plus souvent sous forme de reliures annuelles qui contiennent trois siècles de notre histoire jusqu’à aujourd'hui.
Le XIXe siècle y est particulièrement représenté avec les collections complètes des premiers journaux boulonnais (L'Annotateur dès 1823, La Boulonnaise dès 1824, La Colonne dès 1840, etc.) ou des publications nationales comme La Revue des Deux Mondes ou L’Illustration.
L’ensemble des journaux, revues et magazines, anciens et contemporains, représente environ 25 % du volume des collections conservées aux Annonciades.
Ces périodiques, comme on les appelle, sont librement consultables par les historiens ou amateurs d’histoire. Ils forment une documentation unique sur l’histoire de Boulogne, sa région et au-delà.
En 2009, un groupe de passionnés, membre de plusieurs associations boulonnaises (Mémoire Boulonnaise, Les Amis du Patrimoine Saint-Martinois, Mémoire d’Opale, Le Cercle Historique Portelois, Le Cercle d’Etudes en Pays Boulonnais, etc.) a entrepris de faire la numérisation et le dépouillement d’un de ces journaux : L’Annotateur dont la publication débuta le 23 octobre 1823 et s’arrêta le 27 avril 1848 (25 années).
Ce dépouillement, initialement estimé à une année, a demandé aux 8 bénévoles plus de deux années de travail. Il est aujourd’hui terminé et constitue un mémoire jamais constitué à ce jour sur l’histoire du pays boulonnais.
Chaque article a été enregistré sur un tableur Excel et classé selon trois critères : chronologique, par sujet et par lieu. Il est suivi d’un commentaire décrivant succinctement son contenu.
Les chercheurs et historiens disposent donc aujourd’hui d’une base de données de 25 années sur la vie économique, sociale, culturelle et politique de Boulogne, sa région et le « reste du monde » et sur une période charnière de l’histoire boulonnaise : développement du port, de la pêche, du transmanche, du tourisme, etc.
Le mercredi 14 décembre prochain, M. Max Papyle, adjoint à Lecture Publique, Melle Sandrine Boucher, conservateur et Responsable du Département Etudes et Patrimoine et les représentants des associations d’histoire locale impliqués dans ce projet recevront le fruit de ce travail qui sera mis à la disposition des usagers de la bibliothèque à la salle Sainte-Beuve dès le début de l’année 2012.
Melle Sandrine Boucher présentera à cette occasion les grandes missions du Département Etudes et Patrimoine, auquel est rattachée la salle de travail (Salle Sainte-Beuve) : Conservation, Signalisation, Valorisation et Enrichissement des collections. Pour chacune de ces étapes, la numérisation est aujourd’hui un outil incontournable qui participe avec force aux missions d’une bibliothèque patrimoniale en facilitant l’accès aux collections aux chercheurs et passionnés. Et dans ce domaine, le Boulonnais a la chance de compter un nombre notable d’associations patrimoniales actives... La numérisation et le dépouillement du Journal L’Annotateur est un parfait exemple des liens qui unissent ces associations - et leurs bénévoles – à la Bibliothèque et à ses trésors.
Cette conférence de presse sera donc aussi l’occasion d’évoquer les outils dont disposent les lecteurs et chercheurs qui, poussés par la curiosité, par la passion ou motivés par une recherche professionnelle, doivent se frayer un chemin au sein des centaines de milliers de documents de la Bibliothèque...
A. EVRARD
Pour le collectif.
Alain EVRARD
" On aborde aussi le sujet des maladies, comme le choléra qui apparaît en 1832 ".
De quoi parle-t-on dans l'Annotateur ?
« On parle de tout. D'économie, du port, des premiers bateaux à vapeur, des rapports transmanche. On aborde aussi le sujet des maladies, le choléra qui apparaît en 1832. C'est un grand choc à Boulogne où la maladie tuera plusieurs centaines de personnes. On parle aussi de la concurrence entre Boulogne et Calais et de la vie ordinaire, de l'enfant qui se fait écraser par un chariot tiré par un cheval et déjà du tourisme avec l'arrivée de très nombreux Anglais. »
Est-ce qu'on sent la censure entre les lignes ?
« On ne sent pas une censure mais une réserve. L'Annotateur est un journal d'opinion, qui soutient la politique du roi. En revanche, on remarque en 1830 ou en 1848 un relâchement. Les journalistes adressent des critiques à la commune, envers les maires. On lui donne des conseils sur l'éclairage, sur la construction d'une fontaine. »
Qui lit l'Annotateur ?
« Sans doute des gens aisés. Par contre, ce journal était souvent mis en consultation libre, dans des clubs par exemple. En 1823, quand parait le journal, seul un tiers de la population sait lire et écrire. »
Aujourd'hui, La Voix du Nord vous informe au quotidien. Entre 1823 et 1848, les Boulonnais lisaient l'Annotateur. Des passionnés viennent de numériser 25 ans de publication. Un travail colossal à découvrir à la bibliothèque municipale.
Deux ans auront été nécessaires pour numériser les 25 années de publication de ce journal local.
De nos jours, il y a Internet et son incontournable Google pour retrouver un article paru récemment. Mais au XIXe, seul le bon vieux papier faisait la loi. Retrouver un article précis aujourd'hui, dans ces collections d'antan, relève de la mission quasi impossible.
« Beaucoup de personnes veulent consulter nos exemplaires de journaux, explique Sandrine Boucher, conservateur à la bibliothèque municipale de Boulogne-sur-Mer. Mais cela pose des problèmes, car ces documents sont fragiles et pas toujours faciles d'accès. » L'initiative de plusieurs associations historiques locales (*) est donc à saluer. « On s'était donné un an pour accomplir notre mission , souligne Alain Evrard, président du Cercle historique portelois. Au final, on aura eu besoin de deux ans. »Pendant ces 24 mois, une dizaine de passionnés ont épluché les feuilles de l'Annotateur, ont parcouru la rubrique des faits divers, de l'actualité internationale, des entrées et des sorties du port et même les annonces commerciales. Chaque article a été synthétisé en quelques mots. Tous ont eu droit à un mot-clé, à un nom de thème. Ces précieuses informations ont ensuite été reportées dans un fichier informatique, à destination du public. Et ensuite ?
Une fois ces synthèses minutieuses réalisées, toutes les pages ont été prises en photo, soit plus de dix mille clichés.
« J'ai mis cinq heures pour photographier chaque année d'édition, explique Denis Evrard. Et cinq autre heures pour les traiter, les recadrer. » L'avantage pour le chercheur ou le simple curieux ? Il manipule un cliché numérique de qualité, sans détériorer le support papier original. À quand cette intéressante banque de données sur le web ? « On a un projet de portail sur Internet, qui pourrait voir le jour dans deux ans », explique Sandrine Boucher. De quoi ravir les Boulonnais expatriés dans le monde entier, mais aussi ceux mais qui n'ont pas envie de quitter leur nid douillet pour se nourrir des nouvelles, parfois insolites, de l'Annotateur. •
(*) Mémoire boulonnaise, Les Amis du Patrimoine st-martinois, mémoire d'opale, Cercle d'étude en Boulonnais.
Cercle historique Wimille Wimereux
Auditorium
Marie de Wimille
Le vendredi 4 novembre 2011 à partir de 18 h 30
Entrée libre et gratuite
De quelques manoirs et gentilhommières à Wimille
La Rivière, Grisendalle et Valembrune
par Michel PARENTY
Le conférencier développera l’histoire inédite de la Rivière et de Grisendalle à partir de ses nouvelles notices à paraître dans la seconde réelle édition qu’il prépare des Vieux
manoirs du Boulonnais de Roger Rodière
et reviendra sur l’histoire de Valembrune.