Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Amis du Patrimoine Saint-Martinois
  • : Ce blog a pour but de mieux faire connaître les activités de l'association des Amis du Patrimoine Saint-Martinois. Il permet également de mieux connaître l'histoire de Saint-Martin-Boulogne
  • Contact

Recherche

Archives

8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 10:54


Statues de Saint Joseph et de la Vierge Marie

 Don de Monsieur l’abbé Dollé.


Grande porte intérieure

 Elle proviendrait de la Banque Nationale de Paris de Boulogne-sur-mer.

L’autel de la Vierge

 L’autel de la Vierge provient du château de la Caucherie et a été donné par Monsieur de Rosny. La chapelle du château a été détruite lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le chemin de croix

 Don de la famille de Roussel de Préville en 1868.

Les choches de la Chapelle
La première cloche

La première cloche de la chapelle de Mont Lambert a été fondue en 1820 pour l’église Saint-Joseph de Boulogne et a été achetée par l’abbé Maximilien Raoul de Roussel de Préville à la fabrique de la cathédrale en 1873.

Elle porte l’inscription suivante :

 

L’an 1820, j’ai été nommée

Marie, Thérèse, Adélaïde

par M .le Vicomte Butler de Gamoy

Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis

et

Madame Carondelet, comtesse de Bonco,

Monsieur Louis Mathon , Grand Doyen et Vicaire Général de

Mgr .  Louis de la Tour d’Auvergne.

Garnier fondeur.

 La deuxième cloche

 

 

La deuxième cloche de la chapelle de Mont Lambert porte l’inscription suivante :

 

Agnès, Géraldine, Louise,

Parrain Monsieur Gérard Delanoy

Marraine Mademoiselle Agnès de Préville. 

 

27 mai 1960

Bénédiction des cloches de la chapelle de Mont Lambert par Monseigneur André Parenty, évêque titulaire de Sétif, auxiliaire de l’évêque d’Arras.

 

1962

Electrification des cloches.



PETITES HISTOIRES DES DE ROUSSEL DE PREVILLE ET DE MONT-LAMBERT

Origine du nom « Préville » 

Le nom patronymique de la famille est ROUSSEL, le nom qui suit est le nom de la terre qui était possédée. Il existe des fiefs Préville dans le Pas-de-Calais, dans le Nord, en Normandie et certainement en d’autres endroits.  Dans le Boulonnais, c’est le nom d’un ruisseau de la commune de Saint-Martin-Boulogne, affluent de la rivière Baincthun. Et toujours dans le Boulonnais, l’usage se développe rapidement dès le XVIème siècle dans les familles propriétaires de domaines plus ou moins vastes  d’ajouter pour le fils aîné le nom du domaine  au patronyme. Comme pour beaucoup de famille ce nom s’est fixé vers 1789 à la Révolution. Le nom Préville apparaît dans la famille et il est cité pour la première fois avec Jean Louis François de Roussel, chevalier, seigneur de Préville, capitaine d’artillerie de marine, commandant à Calais, marié le 15 janvier 1722 à  Marie Anne de Fiennes de la Planche.

Origines des de Roussel de Préville
On ne trouve pas trace de Roussel dans le Boulonnais avant le XVème siècle.

Cependant beaucoup d’archives furent détruites par les Anglais en 1550 lors de l’occupation de la ville de Boulogne.

Les Roussel occupent des postes donnés par le Roi au XVème et XVIème siècle.

Ils servent dans la Marine au XVIIIème siècle.

Lors de la Révolution, la famille est presque éteinte.

Le XIXème les verra vivre en rentier.

La guerre de 1914-1918 fera partir tout le monde vers d’autres horizons.

La particule apparaît avec Jean (Jehan) décédé en 1525, et fils de Robert Roussel.

La présence de particule n’est pas signe d’une quelconque évolution dans la noblesse

Les Roussel n’ont pas trace écrite d’anoblissement, c’est une noblesse d’extraction, antérieure à 1400-1500. Dans ce cas la noblesse est maintenue. Les armes apparaissent sur les parchemins vers 1630, sans qu’il y ait des documents pour en savoir plus.

Les premiers documents d’époque de la famille de Roussel de Préville sont :

- le terrier, ou descriptif d’une terre, concernant la terre de Bédouâtre datant de 1426 qui fut achetée par Jaques Roussel en 1477.

- un arbitrage au nom de Charles VIII, demandant le 15 septembre 1483 d’aider Jacques Roussel, châtelain de Boulogne, dans son procès contre Jacques de Cluze.

Les fiefs
Bazinghen : seigneurie près de Marquise. Apparaît avant 1521 dans la famille Roussel par le mariage de Jehan de Roussel avec Françoise de la Warenne, fille de Jehan d’Hermerangue et de Bazinghen.
Bédouâtre : se trouve sur la commune de Saint-Martin-Boulogne. Le fief apparaît dans la famille Roussel avec Jacques, époux de Jehanne des  Marquaits. Ils achètent ensemble la terre de Bédouâtre le 24 janvier 1477 et des terres à défricher dans la forêt de Boulogne en 1482.
Cauchie : ce fief se trouve sur la commune de Isque et apparaît dans la famille Roussel par le mariage de Robert Roussel avec Jehanne, demoiselle de la Cauchie. Ils sont vivants en 1520. Le fief reste dans la famille jusqu’à Louise Roussel qui épouse Pierre d’Isque vers 1630.
Escame : situé près du Choquel ce fief appartient à Claude Oudart en 1591 par héritage de la famille Hodicq.
Marquais ou Marquets : situé sur la commune de Baincthun, ce fief apparaît dans la famille Roussel vers 1477 avec Jacques Roussel qui épouse Jeanne des Marquets.
Mont-Lambert : c’est le point le plus élevé du Boulonnais. La terre est achetée le 20 octobre 1642 par François de Roussel et Jacqueline du Wicquet mariés le 9 mai 1622. Elle est la fille de François, seigneur de Dringhen et Jeanne de la Clitte. François de Roussel était alors déjà seigneur de Bédouâtre et d’Escame. Cette terre est restée dans la famille de Roussel de Préville jusqu’en 1945.
Préville : fief sur le Mont Lambert, hameau de la commune de Saint-Martin-Boulogne. C’est un ruisseau sur le mont qui a donné le nom à la terre. Ce nom apparaît vers 1725 avec Jean Louis François de Roussel marié avec Marie Anne de Fiennes de la Planche.
Tourlincthun : fief au nord de Boulogne. Le nom apparaît vers 1670 avec Jean Louis de Roussel né le 29 avril 1641 et décédé en 1721, marié le 10 décembre 1671 avec Catherine Le Camus du Lucquet, fille de Antoine et de Suzanne Larde.
Wimille : la seigneurie appartenait aux Fiennes puis aux Créquy. Elle apparaît dans la famille Roussel vers 1580 avec Claude Oudart de Roussel.
Wirwigne : le fief apparaît dans la famille Roussel avec Jacques Roussel époux de Jehanne des Marquets.

Sources
 :
 Hugues de Préville.

Maximilien Raoul de Roussel de Préville

Né le 1er avril 1845 au château de Mont-Lambert dans une famille qui tient l’un des premiers rangs dans la noblesse boulonnaise.

 

Jusqu’à l’âge de huit ans, il est élève de l’instituteur communal de Saint-Martin-Boulogne.

Puis, il est envoyé au collège de Monseigneur Haffreingue. Il y devient pensionnaire et fait partie de la petite conférence de Saint-Vincent-de-Paul.

A vingt ans, il désire être prêtre, en fait part à ses parents. Afin « de l’éprouver dans sa vocation », il est envoyé à Paris pour étudier le Droit. Dans la capitale, il s’engage dans les œuvres de jeunesse et dans Saint-Charles de  la rue Bossuet. C’est là qu’il découvre les classes laborieuses. Il demande conseil à Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans. Il est licencié en droit.

Il entre au séminaire d’Issy.

Le 30 avril 1868, il revêt la soutane.

En juin 1871, il termine ses études théologiques.

Il se met à la disposition diocésaine.

L’évêque d’ Arras, Monseigneur Lequette, lui offre la direction du collège Sainte-Marie à Aire-sur-la-Lys, connaissant son inclinaison pour la jeunesse. L’abbé de Préville n’est alors que diacre lorsqu’il est accueilli dans ce collège dirigé par les prêtres de Saint-Bertin.

A vingt-six ans, l’abbé de Préville est nommé Supérieur du collège qui reçoit une centaine d’élèves. Il cherche à faire de l’établissement une maison modèle.

Cependant, fin juillet 1872, il donne sa démission à Mgr Lequette. Il désire se consacrer entièrement à la jeunesse ouvrière. Il semble qu’il ne disposait pas de la pleine liberté d’action pour mettre en pratique le système d’éducation qui lui paraissait être le bon.

Il se retire dans sa famille dans le château du Mont-Lambert, y passant six mois, ne quittant sa solitude que pour rendre quelques services à la paroisse ou pour remplacer un professeur à l’institution de Mgr Haffreingue.

Le hameau du Mont-Lambert compte alors une centaine d’habitants éloignée de l’église de Saint-Martin. Afin que les fidèles ne manquent pas à leur devoir, il fait construire cette petite chapelle de secours, desservie par le clergé de Saint-Martin.

L’évêque d’Arras lui offre un poste de curé, qu’il refuse, car il veut créer un patronage.

Fin 1872, il s’installe rue Tour Notre Dame à Boulogne dans une petite maison. Il obtient de Monsieur Flour, un laïc, dirigeant un orphelinat, l’autorisation de dire la messe dans sa chapelle, rue Désille et de s’occuper des enfants. Il se fait aumônier de quelques orphelins à qui il enseigne le catéchisme. Il obtient même de pouvoir utiliser la cour pour constituer un patronage.

En 1873, il s’installe dans l’ancien Petit Séminaire, rue de Lille. De là date la fondation du grand patronage. En avril, il commence son « œuvre pour les grands », qui rassemble les jeunes gens après leur journée de travail.

Il fonde une conférence Saint-Vincent-de-Paul.

Pour fixer définitivement sa fondation, en 1875, il s’installe Boulevard Eurvin, entre la rue du Cimetière et la porte Gayole. Son action est couronnée de grands succès.

Mais sa santé est défaillante.

De peur que son œuvre ne lui survive pas, il cherche à la rattacher à une congrégation religieuse. C’est pourquoi il s’engage auprès des Pères de Saint-Vincent-de-Paul qui s’occupent d’orphelinats, de patronages, visitent les pauvres.

En 1882, il devient novice, puis assistant du supérieur général des Frères de Saint-Vincent-de-Paul.

Après avoir jeté les bases du patronage, son œuvre se poursuit grâce à des successeurs compétents. Bien avant l’encyclique Rerum Novarum, il avait compris le devoir social de l’Eglise.

Atteint d’une infection cardiaque, qu’il avait contractée vingt ans plus tôt à Notre Dame des Apprentis, il s’éteint le 19 mai 1894.

Ses funérailles sont célébrées le 22 mai  à l’église Notre Dame.

Il est inhumé à Chaville, Hauts-de-Seine, au sud-ouest de Paris, dans la sépulture des Frères de Saint-Vincent-de-Paul.

Les enfants du patronage de Notre Dame des Apprentis veulent garder le coeur. Grâce à une souscription, celui-ci est placé dans un marbre blanc dans la chapelle du Mont-Lambert.




Furent inhumés dans l’église de Saint-Martin-Boulogne, dite de Dringhen :

 

le 13 décembre 1720, dans le choeur, Jean Louis de Roussel, écuyer, seigneur de Tourlinchun, âgé de 80 ans environ, de la paroisse de Saint-Joseph de la Haute Ville de Boulogne.

le 18 février 1721, dans le choeur, Louis de Roussel, chevalier et seigneur de Pincthun, âgé de 60 ans environ, de la paroisse d’Echinghen.

le 4  octobre 1727, dans le chœur, Dame Catherine Le Camus, âgée d’environ 84 ans, femme de Messire Jean Louis de Roussel de Tourlincthun.

le 25 octobre 1735, dans le choeur, Messire Godefroy de Roussel, écuyer, seigneur de Tourlincthun, âgé de 71 ans.

le 5 mai  1764, dans le choeur, Dame Marie-Thérèse de Roussel, veuve de Messire François de Roussel, seigneur d’Hobengue.

le 15 juin 1770, dans le chœur, Dame Marie-Louise de Roussel de Préville.

le 15 avril 1772, dans le choeur, Messire Claude de Roussel, seigneur de Pincthun.

  

Vers 1785, naissance de Marie Françoise Joséphine Henriette Nymphe de Roussel de Préville. Elle conspire contre Bonaparte.

 

En 1860, Mademoiselle Hermangarde de Préville offre une statue en chêne, œuvre du sculpteur Renversez, pour l’église de Saint-Martin.

 

En 1878, en l’église de Saint-Martin, a lieu le baptême de Marthe Marie Magdeleine, fille de Gaston de Préville et de Dame Pauline Warnier de Wailly de Wandonne.

 

En 1901, la famille de Préville fait ériger un calvaire à Mont-Lambert en souvenir de la mission prêchée par les Pères Franciscains dans ce hameau.

 

En 1902, Mademoiselle Marie de Roussel de Préville, fille aînée de Monsieur Gaston  de Roussel de Préville, propriétaire à Mont-Lambert, est marraine d’une cloche de l’église de Saint-Martin-Boulogne.

 

Monsieur Gaston de Roussel de Préville est parrain de la deuxième cloche de l’église.

 

En 1904, création de la Société Paroissiale de Saint-Martin-les-Boulogne. Le 18 août, à la création du bureau, Monsieur Gaston de Roussel de Préville est le vice-président, ainsi que Monsieur Guy de Hautecloque.

 

La même année, Mademoiselle de Préville fait construire une école de jeunes filles route de Saint-Omer. Ce sont les religieuses sécularisées du Saint-Cœur de Marie qui en assurent la direction.

 

En 1914, le 12 novembre, l’abbé Girol, vicaire de Saint-Vincent-de-Paul à Lille, réfugié chez Monsieur de Roussel de Préville, dessert la chapelle de Mont-Lambert.

 

En 1915, le 17 juillet, Jean de Roussel de Préville est tué aux Eparges près de Verdun.

 

Le 26 avril 1916, la communauté du Carmel  à Saint-Martin s’installe dans une propriété de la famille de Roussel de Préville, située dans le Haut Denacre à Wicardenne.

Cette même année, en juillet et août, la chapelle de Mont-Lambert est restaurée intérieurement et extérieurement par les soins de Monsieur Gaston de Roussel de Préville.

 

1926, un extrait du registre des procés verbaux de l’Association Diocésaine du 16 octobre enregistré à Boulogne le 25 octobre 1926, accepte que la chapelle de Mont-Lambert appartenant à la famille de Roussel de Préville, soit cédée à l’Association Diocésaine.

 

1938, Saint-Martin se prépare à l’Année Mariale. La paroisse accueille à la Croix Abot la statue de la « Voie Ardente » qui, de relais en relais, va parcourir l’Artois et le Boulonnais. Ayant passé la nuit à Mont-Lambert dans la chapelle, la statue parcourt les rues décorées jusqu’à l’église de Saint-Martin.

 

Le 20 juillet 1943, les classes des écoles libres de Mont-Lambert ayant été détruites par les bombardements les élèves sont désormais réunis à ceux de l’école  Saint-Charles, rue de la Colonne.

 

1944, la chapelle de Mont-Lambert qui a reçu de nombreux obus ne peut être rendue au culte.

 

1946, la chapelle de Mont-Lambert est mise hors d’eau, elle peut être rendue au culte par une réparation provisoire de la toiture.

 

1951, on entreprend la couverture de la chapelle de Mont-Lambert, puis les travaux de charpente, voûtes et enduits.

 

1960, au Mont-Lambert, la toiture, les vitrages et le campanule de la chapelle sont remis en état par Monsieur Leclercq, l’autel est restauré par Monsieur Depême, les cloches sont solidement fixées.

 

Le 27 mai de cette même année, bénédiction des cloches de la chapelle de Mont-Lambert par Monseigneur Parenty. La première cloche date de 1873. La seconde cloche, nouvelle, nommée Agnès Géraldine Louise, a pour parrain Monsieur Gérard Delanoy et pour marraine Mademoiselle Agnès de Préville.

 

En 1962, l’électrification des cloches de la chapelle de Mont-Lambert est réalisée.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Sébastien Chochois
commenter cet article

commentaires