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  • : Le blog des Amis du Patrimoine Saint-Martinois
  • : Ce blog a pour but de mieux faire connaître les activités de l'association des Amis du Patrimoine Saint-Martinois. Il permet également de mieux connaître l'histoire de Saint-Martin-Boulogne
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:35

Cercle historique Wimille Wimereux

Auditorium

Mairie de Wimille

Le vendredi 12 novembre 2010 à partir de 19h00

Entrée libre et gratuite

 

Les vieux manoirs du Boulonnais de Roger Rodière

une histoire d'amour

Hobengues et Honvault

par Michel Parenty

 

Le conférencier développera l'historiographie de cet ouvrage mythique, précisera l'approche de la seconde réelle réédition sur laquelle il travaille depuis plus de dix ans et, à titre d'illustration, exposera les heurs et malheurs des manoirs d'Hobengues et d'Honvault à partir de ses nouvelles notices.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:06

Le dimanche 14 novembre 2010, au centre Georges Brassens, les Amis du Patrimoine Saint-Martinois organiseront leur 3e Journée de la Généalogie, de 10h00 à 19h00. Entrée gratuite.

 

Quatorze stands et la présence de nombreuses associations d'histoire locale et de généalogie : Les Amis du Patrimoine Saint-Martinois, Le Cercle d'Etudes en Pays Boulonnais, Le Cercle Histoire Portelois, La Société Généalogique de la Côte d'Opale, Le Comité d'Histoire du Haut Pays, Mémoire d'Opale, Les Amis du Vieux Calais, Sources Généalogiques et Historiques des Provinces du Nord (SGHPN)... et un grand nombre de particuliers : Jean Charles Agnieray, Marie Paule Bayard, Yves Coopman, Marcel Mascaux, Jacqueline Baheux,  Alain Honvault, André Nèvejans, Michelle Belval Knobloch.

 

Programme :

10h00 : ouverture au public du forum

11h00 : ouverture officielle en présence de M. Christian Baly, maire, et des membres du Conseil municipal de Saint-Martin-Boulogne

14h30 : Intervention d'Alain Evrard, Président du Cercle Historique Portelois sur la généalogie.

16h30 : Intervention d'Alain Evrard, Président du Cercle Historique Portelois sur la généalogie.

 

Les expositions : une généalogie de Pierre Drobecq, architecte boulonnais de l'entre-deux-guerres, ses oeuvres et sa parenté avec la famille Huret d'Ostrohove.

 

genealogie copie

 

Plan-St-Martin

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:26

affiche-desvres-2010

Desvres II La révolte des Lustucrus (1662)

Un film de Laurent Tonnel, édité par le cercle d'Etudes  en Pays Boulonnais

L'histoire, basée des faits réels, du soulèvement d'une région face aux taxes imposées par Louis XIV, sévèrement réprimé par ce roi tout-puissant.

Scénario : I. Clauzel-Delannoy (Cercle d'Etudes en Pays Boulonnais)

Mise en scène : L. Labasque de la Compagnie Les Bocaïences

Décors et accessoires du Club de Peinture et du Club Cibiste de Desvres

Chorale Les Voix du Caraquet, Harmonie municipale La Concorde

100 acteurs bénévoles

Directeur de production : L. Dutriaux

Son : Stéréo - Système : PAL

DVD vendu sous cellophane

______________________

 

Bon decommande à retourner au CEPB - 50 route de Saint-Omer 62280 Saint-Martin-Boulogne

 

Mme-Melle-M. : .................................... Prénom : ...................................

Adresse : .................................................................................................

n° téléphone : .................................... Adresse mail : .....................................

 

souhaite acquérir ........ DVD "Desvres II - La révolte des Lustucrus" à 7,50 euros prix unitaire de réservation. (10 euros prix public à partir du 16 octobre 2010). Frais de port : 2 euros en sus

Chèque à l'ordre du Cercle d'Etudes en Pays Boulonnais

Contacts : 06 14 22 45 29 ou cepb@hotmail.fr

Site Internet : http://cepb.info/

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:54

Carte des environs de Boulogne élaborée avant l’attaque par les groupes de résistants du docteur Menne et de Jeannil Dumortier, ainsi que par les Corps Francs de La Capelle - Le Waast.

Sur ce document, on distingue d’abord les positions des lignes canadiennes, en pointillés bleus, et allemandes, en pointillés verts, avec, au centre, le No man’s land où les FFI imposeront leur loi. Les positions occupées par les groupes FFI autour de la forteresse apparaissent sous la forme de cercles rouges numérotés : les cercles rouges numérotés 1,2,3,4,5 et 6 identifient les groupes FFI du Corps Francs du Capitaine Germain, déployé au sud, occupant les intervalles entre Hardelot et Le Choquel, Ecames et Hesdin l’Abbé, en liaison avec le régiment canadien des Cameron Highlanders of Ottawa. Plus au nord, sous la forme des cercles numérotés 7 et 8, apparaît le groupe FFI de La Capelle – Le Waast, placé sous les ordres du Lieutenant Isabelle Nacry, soutenant des 8e et 9e brigades d’infanterie canadienne. Les secteurs de la ligne de front occupés au sud par les groupes FFI du Corps Francs Germain sont symbolisés par des pointillés rouges, le PC de ces groupes étant positionné à Hesdigneul ; les secteurs tenus par les troupes canadiennes apparaissent en pointillés bleus (Cameron Highlanders of Ottawa au sud, 9e brigade d’infanterie à l’est, 8e brigade d’infanterie plus au nord).

On distingue également les axes de pénétration des différentes patrouilles FFI avant l’attaque, avec les dates correspondantes, sous la forme de flèches rouges. Les positions fortifiées allemandes, symbolisées par des cercles verts, sont localisées précisément, de même que les champs de mine et les fossés anti-chars. Enfin, on distingue les axes d’attaque contre les positions allemandes du Mont-Lambert, d’Herquelingue et de la Crèche, sous forme de flèches rouges (pour les groupe FFI) et bleues (pour les troupes canadiennes), ainsi que les dates correspondantes.

Cette carte, complétée grâce aux renseignements recueillis auprès des civils évacués en dernière minute, constituera pour l’état-major canadien un document de tout premier ordre. Le document reproduit ici, ayant appartenu au Lieutenant FFI Jeannil Dumortier, a été remis à la municipalité de Saint-Martin-Boulogne par Guy Bataille, à l’issue d’une conférence débat organisée par ce dernier le 16 septembre 1994 sur le thème « La Libération de Saint-Martin, cinquante ans après ».

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:29

Jeannil Dumortier naît le 28 juin 1911 à Attichy (Oise). Il fait ses études à Beauvais, puis se dirige vers l’enseignement technique. En 1935 et 1936, il effectue son service militaire dans l’artillerie, dont il sort sous-lieutenant de réserve. Il est ensuite nommé professeur de mathématiques à l’Ecole Pratique de Boulogne-sur-Mer, rue Cazin. Quant à son épouse Germaine, née Tissier, elle obtient un poste d’institutrice à l’école des filles de Saint-Martin-Boulogne, ville dans laquelle ils résident désormais.

Mobilisé le 25 août 1939, à Metz, le sous-lieutenant Dumortier se retrouve, sans avoir combattu, en juin 1940, à Tarbes (Hautes-Pyrénées) au moment de l’Armistice.

Démobilisé à Tarbes, le 7 octobre 1940, il se retire à la Seyne-sur-Mer (Var), où il enseigne au collège technique de garçons d’octobre 1940 à janvier 1942.

Il quitte alors la zone non occupée et, de retour à Saint-Martin-Boulogne, il entre dans la Résistance en octobre 1942, dans le Mouvement Libération Nord, que dirige Henri Henneguelle.

Ses capacités d’officier d’artillerie sont alors très appréciées dans les relevés et l’établissement des plans des ouvrages militaires allemands, plans qui sont transmis aux Alliés. Au début de 1944, il met sur pied un groupe de FFI qu’il dirige.

Durant le mois d’août 1944, lors d’une réunion de résistants, tenue à l’hôpital de Boulogne, Jeannil Dumortier est désigné chef adjoint des FFI de Boulogne, spécialement chargé des questions militaires, le chef est la Capitaine de réserve Masselis.

Dès l’investissement de la Forteresse de Boulogne par les troupes canadiennes, Dumortier et son groupe franchissent les lignes et se rendent au Q.G. de la 3e Division d’Infanterie canadienne à Alincthun. Provisoirement établis à La Capelle, les FFI sont ensuite regroupés à Le Waast, à sept kilomètres en arrière des lignes canadiennes.

Lors de l’assaut déclenché par les Canadiens, le 17 septembre, en raison de leurs connaissances du terrain, des résistants français, ainsi que trois des marins pompiers de Boulogne sont sollicités pour guider les chars canadiens. Trois groupes de trois volontaires sont ainsi formés. L’un d’eux est composé de Jeannil Dumortier, Victor Raiff et Achille Gaeremynck. Les trois hommes accompagnent l’unité blindée du 1st Lothians and Border Horse Yeomany. Dumortier prend place sur une automitrailleuse canadienne et, à 15h20, le 17, la colonne A se met en route. Avant la nuit, la route de Saint-Martin-Boulogne est atteinte près du Mont-Lambert, après bien des péripéties, arrêtée par des champs de mines sous une pluie de mitrailleuses lourdes et d’obus de mortiers. Le soir, la colonne conduite par le Lieutenant Dumortier, piétine devant Mont-Lambert.

 

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Dans le rapport sur ses activités qu’il rédige après la guerre, Dumortier narre avec précision les différentes étapes de son périple sur son engin blindé, « nous prenons la direction de La Capelle-Saint-Martin. Des champs de mines nous arrêtent. La colonne part alors à travers champs… Avant la nuit, nous atteignons la route Mont-Lambert-Saint-Martin. Je suis alors chargé de guider trois grenadiers pour l’attaque du petit fortin qui est en flanc de Mont-Lambert. Le drapeau blanc apparaît, nous faisons dix-neuf prisonniers ».

Le lendemain, 18 septembre, les chars, toujours guidés par les résistants, entrent dans Boulogne, « notre groupe progresse entre les rues Lebeau et Framery et la Porte Neuve, et attaque au canon des nids de mitrailleuses sur les remparts ». L’objectif de cette colonne est d’atteindre le plus rapidement possible les ponts qui traversent la Liane et les garder intacts. Malgré la rapidité de la progression, elle ne peut en empêcher la destruction partielle ou totale. Le 19 septembre, les troupes commandées par le Lieutenant Colonel Dallmeyer parviennent tout de même à franchir la Liane par le pont de la Lampe. Dumortier prend alors par à l’attaque des positions allemandes d’Henriville. Le 20 septembre, Boulogne tombe entre les mains des troupes canadiennes et deux jours plus tard, le 22, le Général Heim se rend et ordonne à ses troupes de cesser le feu.

A l’issue d’un combat de six jours, l’opération Wellhit est donc terminée. Les Canadiens ont capturé 9 517 prisonniers, mais déplorent 462 tués et blessés.

Quant au Lieutenant Dumortier, l’activité dont il a fait preuve durant les glorieux jours de la Libération de Boulogne lui a valu d’être décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze, le 8 novembre 1944, par le Général de Division Deligne, commandant la 1e région Militaire en ces termes :

 

« Officier courageux, volontaire pour guider les chars de tête des colonnes alliées attaquant la garnison allemande de Boulogne les 17, 18 et 19 septembre 1944. A, par les renseignements donnés, épargné de nombreuses vies de soldats alliés ».

 

Au soir du 20 septembre 1944, Dumortier revient à Saint-Martin. Il est nommé Président du Comité Local de Libération (CLL) et, à ce titre, il prend la direction administrative de la ville de Saint-Martin dans l’attente d’une nomination officielle, qui a lieu le 7 janvier 1945. Il est constamment réélu jusqu’en mars 1983. Il est par ailleurs conseiller général du Pas-de-Calais pendant un quart de siècle et député de la région boulonnaise pendant dix-sept ans.

Il est mort le 18 février 1993 à Fontenay-les-Briis (Essonne).

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 16:54

Ferdinand Heim (27 février 1895, Reutlingen, Allemagne - 14 novembre 1977, Ulm, Allemagne)

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Le 3 septembre 1940, Heim est nommé chef d'état-major du Général Walther von Reichnau, au moment où la VIe armée est concentrée sur la presqu'île du Cotentin, dans l'attente de l'invasion de la Grande-Bretagne. Il joue ensuite un rôle de premier plan dans la planification de l'invasion de l'Union soviétique (Opération Barbarossa).

Le 1er juillet 1942, il est commandant de la 14e Division Panzer, qui se distingue à Kharkov et à Rostov. En conséquence, il est nommé, le 1er novembre 1942, au commandement du 48e corps blindé, qui fait alors partie de la 6e Armée allemande à Stalingrad. Le rôle de Heim est de renforcer les divisions roumaines dans le secteur.

Heim est particulièrement connu pour être le "bouc émissaire de Stalingrad". Adolf Hitler, contre l'avis des militaires de l'Armée de Terre, ordonne la campagne de Stalingrad et, par la suite, interdit le retrait des troupes. Par conséquent, la 6e Armée est encerclée par les forces russes à Stalingrad. Heim, le 48e Panzer Corp et une division roumaine mal équipée, malgré les ordonnaces de Hitler, ne peut arrêter la formidable attaque soviétique à Kalach-na-Donu sur le Don. A la suite de cet échec, en janvier 1943, Heim est, sur les ordres de Hitler, renvoyé de l'armée, arrêté et placé en isolement à Moabit, avant d'être finalement libérés en avil 1943, quand il est transféré dans un hôpital militaire à Ulm.

Dans une interview d'après-guerre, Heim affirme que le seul document juridique relatif à son arrestation est l'ordre de Hitler - aucun acte d'accusation ou d'explication. Il apprend, officieusement, que Hitler n'a pas voulu jeter le blâme sur les Roumains pour la mauvaise qualité de leurs, alors un bouc émissaire allemand est nécessaire.

Heim est informé en mai 1943 que sa révocation de l'armée allemande est abrogée, et qu'il est assigné comme retraité. En août 1944, Heim revient au commandement des forces allemandes à la tête de la "forteresse" de Boulogne. Il est chargé d'assurer la défense, mais il constate que rien n'a été préparé et il n'y a pas de spécialistes appropriés pour faire le travail. La garnison, mal préparée, a difficilement supporté les intenses bombardements alliés et Heim se rend à la 3e Division d'Infanterie canadienne, le 23 septembre 1944.

Heim a été envoyé dans plusieurs camps de prisonniers de guerre en Grande-Bretagne (dont l'île de Wight), avant d'être rapatrié en Allemagne, le 12 mai 1948. Il meurt à Ulm, le 14 novembre 1977.

 

  

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:36

 

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Prog verso copie

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:13

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 16:36

Madeleine Berquez est infirmière durant la Seconde Guerre mondiale.

 

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Madeleine Berquez, une Boulonnaise dans la guerre, par Geneviève Dupont-Sergent-Triquet

  

Que peut-il se passer dans la tête d’une jeune femme de 18 ans au moment de l’invasion qui fut une période de violences et de malheurs, si ce n'est le désir de se rendre utile en apportant aide et réconfort aux victimes de la guerre.

Voici en quelques lignes le parcours de Madeleine Berquez dont le comportement fut exemplaire, tout de courage et de générosité dans un moment particulier offrant les meilleures années de sa jeunesse.

Madeleine Berquez est née le 26 juillet 1921 à Boulogne-sur-Mer. Quand la guerre éclate, à la saison de ses 18 ans, elle décide de servir son pays. Son choix se porte vers la Croix-Rouge de Boulogne, installée rue Monsigny en 1942-1943. Elle est affectée aux colis des prisonniers.

Elle prend conscience qu’elle peut donner davantage, en s'investissant auprès des victimes de guerre. La Croix-Rouge a d'autres champs d'action où elle pourra se réaliser pleinement. Dans sa personnalité, on décèle du courage, de l’abnégation et du dynamisme. Elle décide, avant même d’en parler à ses parents, de s'engager comme conductrice ambulancière de la Croix-Rouge, dans le service actif. Elle a besoin d'une responsable Croix-Rouge afin de convaincre ses parents. En effet, elle n’est pas majeure, n'ayant pas encore ses 21 ans. De plus, elle est fille unique, ce qui explique l'inquiétude de ses parents.

S'engager au sein de la Croix-Rouge implique une formation. Celle-ci va se faire en deux temps. Un stage pratique à Boulogne et un stage théorique à Paris, chacun durant six semaines.

Mme Ansel de Paris assure le stage de pratique ambulancière. Obtenir le permis de conduire devient donc une priorité pour Madeleine. C'est chose faite le 18 octobre 1943. Le stage se déroule pendant les bombardements du Portel et consiste aux transports des blessés civils vers l'hôpital Saint-Louis de Boulogne. Déjà Madeleine Berquez se fait remarquer par son dévouement et son mépris du danger lors des nombreux bombardements et pendant le siège de la ville.

Le stage théorique se passe à Paris avec le contenu suivant :

- Un enseignement général

- Notions de mécanique auto

- Topographie

- Cours de secourisme pour l'obtention du brevet de secourisme

 

Ayant donné satisfaction, Madeleine Berquez obtient le diplôme de conductrice n° 570 délivré le 9 décembre 1943 par la Direction des conductrices Croix-Rouge à Paris. Par chance, elle est affectée en décembre 1943 à la section automobile sanitaire de la Croix Rouge Française Nord-Pas-de-Calais. Elle sera nommée à Boulogne-sur-Mer, donc sur ses terres.

Son parcours en tant que conductrice ambulancière fut jalonné de villes en raison de mutations. On peut citer Boulogne, Strasbourg, à nouveau Boulogne, Metz, mission plus difficile car elle consistait à aller rechercher des déportés, Le Havre, Gravelines, où elle quitte son service à cette section, car elle est passée cadre de réserve. On est le 30 juin 1946.

On ne peut qu'être admiratif devant le parcours de Madeleine Berquez. Elle fut saluée d'une façon élogieuse par la directrice de la Croix Rouge Française, Mme de Peyerimhoff en octobre 1951 en ces termes : « Des belles et solides qualités techniques et morales de Mademoiselle Berquez ont fait d’elle une collaboratrice précieuse pour la Direction des conductrices qui a toujours pu compter sur elle ».

Mademoiselle Berquez fut décorée sur l’ordre du Général Koenig le 17 juin 1945 pour services rendus. Citations et attribution de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Voici résumé le parcours de Madeleine Berquez. Elle a su mettre en pratique les valeurs de la Croix Rouge Française qui a pour but de « prévenir et d'apaiser les souffrances physiques et morales » en temps de guerre comme en temps de paix.

Vu ses états de service pendant la guerre, Madeleine Berquez fut autorisée à passer le diplôme d'infirmière à Arras. elle exerça en tant qu'infirmières à l'Etablissement Fougerolles de Boulogne-sur-Mer pendant six ans, puis infirmière d'internat au lycée Branly de Boulogne où elle termina sa carrière en 1986. Toujours la même mission au service des autres.

Merci à elle.

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 16:23

Mametz Monique

Monique Nortier naît le 3 juillet 1922 à Saint-Martin-Boulogne.

Son père décède quelques semaines après le début du conflit, le 25 octobre 1940. « Mort d’un infarctus, mais en fait de chagrin, quand il a vu mon frère partir à la guerre »[1]. Au début de la guerre, Monique Mametz travaille chez Bader, un commerce de confection dans la Grande Rue de Boulogne-sur-Mer. Un soir, elle est prévenue qu’une bombe est tombée sur la maison familiale, route de Desvres, à Saint-Martin-Boulogne. Quand elle arrive, sa mère et sa petite sœur, Amélie, sont sous les décombres. Sa petite sœur, protégée par un matelas n’a rien. Sa mère est blessée, mais il n’y a alors personne pour la transporter. La priorité est alors donnée aux grands blessés. Les bénévoles manquent et sa mère n’est alors conduite à l’hôpital que le lendemain. Monique Mametz décide alors de s’engager comme volontaire à la Défense passive et à la Croix Rouge et de suivre des cours de secourisme. Suite à son examen, elle est reçue comme brancardière. A partir de ce moment, elle est de tous les bombardements. Son travail terminé, elle se rend à l’hôpital. Après chaque bombardement, elle part avec une ambulance et deux autres secouristes, dégage les blessés, fait les premiers soins, les garrots, la respiration artificielle, ramène les blessés à l’hôpital.



[1] Monique Mametz, dans La Semaine dans le Boulonnais, le … 2010

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