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  • : Ce blog a pour but de mieux faire connaître les activités de l'association des Amis du Patrimoine Saint-Martinois. Il permet également de mieux connaître l'histoire de Saint-Martin-Boulogne
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Le Mont Lambert
Le Mont Lambert, avec ses 187 mètres d’altitude, est le point culminant de la fosse Boulonnaise.

Il en était le point le plus bas il y a 60 millions d’années. C’est le plissement Alpin survenu il y a 55 millions d’années qui l’a soulevé sur le faîte et destiné à de hautes fonctions.

Il y a 3 siècles commençait ici la forêt de Boulogne qui couvrait une grande partie du territoire de Baincthun. Le défrichement et les travaux de nivellement pour   améliorer la route conduisant à Desvres ont permis la découverte d’un nombre considérable de poteries romaines dont une grande partie se trouve au musée de Boulogne-sur-mer.

Une carrière de grés portlandien aujourd’hui abandonnée laissait apparaître cet étage jurassique, qui au nord de la Crêche, falaise de Boulogne, plonge sous le niveau zéro. Ces carrières n’existent plus que sous la forme de lieu-dit. D’autres carrières plus au nord sont toujours exploitées.

Vers l’est, la découverte d’un cimetière en contrebas du Mont Lambert dont l’emplacement est occupé par le relais de la télévision, témoigne d’un habitat déjà assez éloigné de la ville de Boulogne, la nécropole se situant à environ deux kilomètres du cimetière de l’est.

Du plateau du Mont Lambert on découvre  toute la fosse Boulonnaise. C’est de cet endroit qu’on aperçoit l’étendue de la forêt de Boulogne couronnant le coteau sud de la belle vallée de Baincthun et s’étendant depuis Conteville jusqu’à Questrecque. Cette forêt qui était de 4433 arpents lors du procès verbal de réformation en 1666 n’est plus aujourd’hui que de 3940. C’est aussi de cet endroit stratégique qu’on découvre tout le Boulonnais et où le regard porte vers la ville de Boulogne et les côtes de France et d’Angleterre.

  

arpent : ancienne mesure agraire variable selon les localités, de 35 à 50 ares.

Le hameau du Mont-Lambert
Un hameau du même nom que le Mont Lambert est situé sur le versant oriental de cette montagne, le long de la route de Boulogne à Desvres.

Monsieur l’abbé de Préville y a fait bâtir une chapelle, annexe de l’église de Saint-Martin-Boulogne, pour servir aux besoins religieux de la population.

Le hameau de Mont Lambert était autrefois connu sous le nom de Boullemberg, qui signifie, dit-on, montagne de Boulogne.

En 1208, il s’appelait Bolemberg ou Bonemberg. On lit Bovemberg avec un V pour un N dans le texte du privilège d’Innocent III.

L’abbaye de Notre Dame de Boulogne y possédait des terres et des colons, c’est-à-dire des exploitants agricoles qui payaient au propriétaire, l’abbaye Notre Dame de Boulogne, un loyer en nature donc une partie des récoltes de l’exploitation.

En 1756, selon un questionnaire envoyé aux paroisses sous l’épiscopat de Monseigneur Plessy, le curé Bonnet répond : « il y a 29 feux à Mont Lambert ».

En 1999, il y a 494 habitants à Mont Lambert et 165 logements occupés.

La « terre » de Mont Lambert et le château
La terre de Mont-Lambert est achetée le 20 octobre 1642 par François de Roussel et son épouse Jacqueline du Wicquet. François était alors déjà seigneur de Bédouâtre et d’Escame. Il décède en 1643. La propriété a été gardée dans la famille de Roussel de Préville jusqu’en 1945.
Le Mont Lambert avec ses 187 mètres au dessus du niveau de la mer  a toujours joué un rôle stratégique important. On découvre à perte de vue les côtes de la France, de l’Angleterre, la fosse Boulonnaise, l’étendue de la forêt de Boulogne, les hameaux, villages et villes aux alentours.

Il y aurait eu un ancien château bâti vers 1545, époque où le Maréchal du Biez établit son campement afin de reprendre la ville de Boulogne aux Anglais. Nous ignorons quand, pourquoi et comment ce château fut détruit. Le château qui existe toujours à Mont-Lambert a été construit vers 1880 et la ferme voisine devait être l’ancien logis familial. La propriété a subi les bombardements de 1940-1945. Lors de sa restauration la demeure a perdu un étage. C’est une propriété privée.

 

 

 

Boulogne-sur-mer est une ville  frontière et occupe une position convoitée par les ennemis de la France.

En 1544, les Anglais installés sur le Mont Lambert bombardent la ville de Boulogne avant de la prendre le 14 septembre. Mais en 1550 le maréchal du Biez occupe le sommet du Mont Lambert et entreprend de le fortifier. C’est de ce fortin que les troupes françaises font plusieurs sorties contre les  Anglais occupant Boulogne. En 1546 le fort passe aux mains des Anglais, mais sous la pression des troupes du roi Henri II, ils se voient contraints de l’abandonner. En 1549, les Français occupent à nouveau le fortin. Boulogne-sur-mer est rachetée en 1550 par le roi de France Henri II.

Une nouvelle guerre se déclare entre la France et l’Angleterre. Les anciennes fortifications du Boulonnais sont partiellement remises en état et dotées de canons. Ce sont les remparts de Boulogne, le château, les anciens forts en mer, mais aussi,  surtout et toujours le fort de Mont Lambert.

Il en sera de même en 1808 lors d’un nouveau conflit entre la France et l’Angleterre. La Grande Armée s’installe dans le Boulonnais. Napoléon fait remettre en état le fort de Mont Lambert. C’est un carré bastonné de soixante toises de côté (environ 120 mètres). Outre ses casernes et sa poudrière, il possède un puits et héberge la dernière station télégraphique Chappe de la ligne Paris-Boulogne.

Le « Fort Napoléon » subsiste encore après  La Seconde Guerre mondiale car on peut lire dans les arrêtés municipaux du 21 novembre 1944 :

article 1 - l’accès des sous abris, blockhaus, tranchées, est interdit à la population civile.

article 2 - l’accès du fort de Mont Lambert est interdit à la population civile.

article 3 - la route partant du hameau de Mont Lambert en direction du fort est

                interdite à tous civils.  

Mais le fort de Mont Lambert disparaît et les infrastructures routières rendues nécessaires pour la desserte et le contournement de Boulogne, ainsi que le relais de télévision desservant la région de Boulogne depuis le 21 octobre 1959, ont profondément modifié l’aspect du flanc ouest du Mont Lambert.


MONT-LAMBERT

17 et 18 septembre 1944

 

 

Il y a soixante et quatre ans le hameau de Mont-Lambert était libéré de ses envahisseurs.

L’attaque débuta le 17 septembre 1944 lorsque les grands quadrimoteurs Lancaster décolèrent d’Angleterre pour prendre la direction de Boulogne. A 8h.25 précises, les indicateurs de cibles tombèrent en cascade sur la première zone d’objectifs s’étendant du Mont-Lambert à Bon Secours : 3 232 tonnes de bombes furent larguées sur le Mont-Lambert. Le hameau fut particulièrement touché. Un officier canadien décrit ainsi les bombardements :

 

« Soudain les flancs du Mont Lambert se couvrirent de poussière et de fumée. Juste au dessus de la pointe de celui-ci on pu observer une violente concentration d'artillerie tirant à obus fusants, destinés à empêcher les servants des pièces allemandes de défense contre les avions de quitter leurs abris. Une autre vague de bombardiers visant la pointe de Mont Lambert fut précédée par un avion éclaireur lâchant un engin fumigène. On avait aussi l'impression que l'artillerie enfumait l'objectif. Une fois de plus, une nuée d'appareils surgit du ciel et le profil de la colline s'estompa dans d'épais nuages de fumée ».

 

A 9h.55, cinq minutes après que l’artillerie se soit jointe aux bombardiers pour pilonner les positions avancées de l’ennemi, le grand assaut débuta, exactement au moment où les dernières bombes tombaient sur les cibles.


A L'ASSAUT DU MONT-LAMBERT

 

            Le régiment des North Nova Scotia High1anders, régiment de tradition écossaise surnommée familièrement les North Novas ou les Novas commandé par le Lieutenant-Colonel D.F. Forbes, était chargé de prendre le Mont-Lambert. Cette position stratégique, très fortifiée, dominant de ses 189 mètres la ville et le port de Boulogne constituait l’objectif principal pour le haut commandement canadien. Les allemands avaient baptisé cette position Stützpunkt n° 244 Franzosenkraut (point d’appui n° 244 - Galinsoga).

A quelque 500 mètres à l’est de la position sur un plateau dominant Baincthun et la vallée d’Echinghen les Allemands avaient établi une batterie de quatre canons de 155 mm sous casemates H611 et H669 aux lieux-dits Les carrières de Mont-Lambert et L 'Epissote. La position de Mont-Lambert comportait une cinquantaine d’ouvrages entourés à flanc de colline par une série de casemates pour mitrailleuses lourdes avec embrasures blindées. Une batterie de trois canons de 37 mm et deux 20 mm Flak assurait la défense antiaérienne ; de nombreux blockhaus de toutes dimensions abritaient le personnel, les groupes électrogènes, l’infirmerie, les citernes, le central radio, les munitions, les antennes de radar ; le PC de la forteresse se trouvait dans le gros bunker de 23 m 50 x 21 m ; deux bunkers type H664 à une cloche abritait un obusier de 105 mm sous coupole blindée.

Le 17 septembre les North Nova Scotia Highlanders se lançaient à l’assaut du Mont-Lambert précédés par les chars. Ils étaient transportés sur des Kangaroos, des Half-track, engins blindés semi-chenillés. Sur les premières pentes du Mont-Lambert les Novas durent descendre des véhicules car ils atteignaient des marécages. Les fantassins entreprirent alors la dure montée, à pied, vers l’objectif principal. Ils furent engagés dans une série de combats féroces. Vers 1lh. alors qu’ils abordaient les premiers points d’appui ceinturant la position, les Hihlanders se heurtèrent à une résistance acharnée des défenseurs sous les tirs intenses de mortiers et de mitrailleuses. Cependant les compagnies réussirent à contourner les obstacles et à les mettre hors d’usage ainsi qu'une mitrailleuse à l'aide de lance-flammes.

Ils poursuivirent leur avance et parvinrent à atteindre la route Boulogne-Desvres au pied de là hauteur. A 15 h. tout le régiment avait réussi à prendre position sur les flancs de la colline mais l’objectif principal, le sommet, n'était cependant pas atteint. La compagnie A occupait la gauche, la compagnie D le centre et la compagnie C la droite ; la compagnie B était maintenue en réserve au pied de la hauteur. A 18h.30 le régiment recevait l'ordre de se consolider sur ses positions en vue de reprendre l'attaque le lendemain. Cette première journée avait été dure pour l’unité.

A l’aube du 18 septembre, après une nuit pluvieuse, le régiment s’apprêtait à nettoyer entièrement les défenses allemandes établies au sommet du Mont-Lambert. Sur la gauche, la compagnie A réduisit les blockhaus sans l’aide des blindés, sur la droite la compagnie C avançait avec l’appui des chars lance-flammes; les deux compagnies réduisirent un à un les îlots de résistance et les défenseurs commencèrent alors à se rendre; la compagnie D, placée au centre, s’approcha à son tour de l’objectif principal et nettoya le versant est du Mont-Lambert sans l’appui des chars qui ne pouvaient avancer. Les Highlanders achevèrent de nettoyer complètement la position.

Vers 11h.45 le commandant allemand du fort, le capitaine Hubelsberg se rendait.

La position clef de la défense allemande, le sommet du Mont-Lambert, était tombée.

Après les douloureuses épreuves que vécurent les habitants et les combats acharnés des valeureux soldats canadiens et britanniques qui combattirent pour sa liberté, le hameau de Mont-Lambert, dévasté, était enfin libéré.
Avec l'aimable autorisation de Lucien Vasseur et Pascal Pouille.

Les rues du Mont-Lambert
La rue Griset
Le sentier Levez tient son nom des propriétaires des biens et des terres desservis par cette voie. Il était appelé autrefois le chemin du Levez.

En 1811, un chemin menant à Echinghen apparaît déjà sur le cadastre de Saint-Martin-Boulogne. Ce chemin est devenu la rue Griset.

Un recensement des chemins de Saint-Martin de 1825, définit ainsi la rue Griset : qui débouche sur la route de Boulogne à Desvres au hameau de Mont-Lambert, parcourant un hectomètre environ sur le terrain communal et allant rejoindre les limites de la commune d’Echinghen par le chemin Dépré, en observant que ce chemin autrefois reconnu praticable avec des voitures, n’est plus maintenant qu’un chemin praticable à pieds et à cheval, par la négligence des propriétaires riverains qui ont négligé l’entretien de ce chemin…

L’armateur Jean Griset acquiert, vers 1800, une petite demeure au Mont Lambert, sur la Grande Route de Boulogne à Desvres, à proximité du chemin qui mène à Echinghen. Cette possession va donner son nom au chemin. Il possède également quelques terres à labours à Wicardenne. La propriété échoit à son fils Martial, qui achète d’autres terrains à pâtures et à carrière à Mont-Lambert.

 

Martial Griset mérite notre attention puisqu’il fut maire de Saint-Martin-Boulogne.

 

Marie,Théodore, Martial, Sévère Griset est né le 16 août 1790 à Boulogne-sur-mer. Il est baptisé le lendemain à l’église Saint-Nicolas.

Il est le second enfant d’un négociant Jean Marie Griset et de Marie Jeanne Françoise Souquet son épouse. Lorsque naît Virginie, le troisième enfant de la famille, Jean Griset est alors officier municipal. Ils habitent Boulogne-sur-mer.

En l’an VII, Jean Griset est  armateur d’un bateau corsaire, L’Industrie, qu’il confie au capitaine Jean Huret. La pratique de la course est alors très répandue sur la côte. Elle consiste à armer un navire corsaire, muni d’une autorisation  du gouvernement, dans le but de prendre la cargaison des navires étrangers. La vente de ces marchandises est source de profits importants pour l’armateur.

Jean Griset achète une petite terre à Saint-Martin-Boulogne. Il possède également des terres à Baincthun, où l’attachement semble être fort car le caveau familial  était dans l’ancien cimetière de Baincthun.

Martial Griset est élève à l’école centrale de Boulogne, où il a pour condisciple Alexandre Adam.

Devenu agent de change, il épouse, le 19 juillet 1827, Lucie Claudine Lefèvre, fille de Louis Armand Lefèvre, receveur du Domaine. De ce mariage naîtra deux enfants, Martial Armand Marie et Alexis. Il fonde, avec Monsieur Demarle, un de ses parents, le musée de Boulogne. Il fait partie du premier comité d’administration de ce bel édifice, en janvier 1827. Il est chargé de la section botanique. Il résigne ce titre en 1832, pour faire place à Monsieur Gaillon, receveur des Douanes, botaniste hors ligne, et auteur de plusieurs mémoires remarqués sur les points les plus controversés de cette science et qu’il estime plus savant que lui. Il est également Membre secrétaire de la société d’agriculture depuis sa première réorganisation. Passionné d’agriculture, il crée un petit domaine au Mont Lambert qu’il hérita de son père et qu’il n’a de cesse d’agrandir

Administrateur renommé, après avoir été percepteur de la commune de Boulogne, il est nommé maire de Saint-Martin-Boulogne de 1840 à 1848,  en remplacement de Léonard Calais qui fut maire de Saint-Martin-Boulogne de 1830 à 1840.

La commune est dans une situation financière délicate.

Il rétablit les comptes et établit des traditions d’exactitude et de fermeté dans l’accomplissement des devoirs publics. La réparation de l’ancienne mairie est entreprise sous son majorat ainsi que  l’agrandissement du cimetière communal. Il s’intéresse particulièrement aux questions scolaires et améliore la situation de la voirie communale. C’est sous son mandat qu’est décidé l’édification d’une nouvelle église, qui ne sera bénie qu’en 1852. Sensible à la  condition humaine, il réalise un rapport sur les indigents et les ouvriers, alors que la saison a été rigoureuse, manquant d’ouvrage, réduits à la position la plus affreuse, l’administration, faute de fonds affectés à ce service n’a pu leur venir en aide. (Registre des délibérations, 1841). Il estime qu’il est temps de mettre en place un Bureau de Bienfaisance avec de véritables ressources. Il crée des taxes dont le produit va alimenter son budget : location des places des ducasses du Mont-Lambert et d’Ostrohove, droit d’1% sur les recettes des bals, courses, concerts,

dons volontaires.

En 1848 il cède sa place de maire à Auguste Chauveau, pour devenir receveur de l’hospice Saint-Louis, fonction qu’il confiera à son fils aîné en 1864.

Martial Griset fut également Consul d’Autriche. Il habite alors rue Saint-Martin dans la vieille ville de Boulogne-sur-mer, qui semble être la résidence principale de la famille. Son ami de collège, Alexandre Adam, est alors Consul du Hanovre et des Pays-Bas.

En 1868, avec Monsieur Mauduit, il entreprend la fabrication de la bière viennoise à Boulogne. L’inauguration à la vente de ce produit a lieu, le 12 août 1868, sur l’hippodrome d’Hobangues. Il remporte la médaille d’or au concours de Lille, pour les produits de sa brasserie de la Madeleine. Un incendie va détruire cette brasserie, pour laquelle il va investir beaucoup pour la reconstruction.

Martial Griset meurt le 30 décembre 1874, au 229 rue Royale.

Ses funérailles sont célébrées à l’église Saint François de Salles.

Il est inhumé à Baincthun.

 

 

Cet article a été rédigé par le Service Patrimoine Historique de la Commune.

La rue de l’Epissotte

 

 

C’était un chemin repris dans le tableau des chemins ruraux et sentiers le 14 novembre 1924.

Il avait 2 mètres de large, allant du Chemin de Grande Communication 96, maintenant rue du Bois du Mont Lambert, à l’entrée des carrières de Mont Lambert. Il tendait vers la commune de Baincthun et desservait une ferme , la ferme de l’Epissotte. Ce chemin se nommait  aussi Chemin des carrières.

En parcourant les écrits de l’Abbé Haigneré nous lisons : Les Pichottes, lieu-dit, commune de Saint-Martin-lez-Boulogne, hameau en 1679 ( Terr.N.D.deB.), probable ancien nom de l’Epissotte.

Jean Pierre Leroy dans Les recueils d’articles sur l’histoire de Saint-Martin- Boulogne ajoute : Les Pichottes, probable ancien nom de l’Epissotte, lieu-dit, ancienne ferme, l’Epissotte peut être une déformation de Les Pichottes.

 

Mais que veut dire ce mot  : Les Pichottes ?

Dans son livre Le Patois de la Côte, Jean Pierre Dickes déclare : une pichotte est une  petite averse dans le patois campagnard et il a l’pissotte désigne quelqu’un qui a une affection des voies urinaires l’obligeant à aller continuellement uriner…

Nous trouvons d’autres explications :

pissottes :  nombreux rus  parcourant un lieu, évoque un ruisseau…certes nous                       trouvons beaucoup de ruisseaux au Mont Lambert…

pissotte : source qui coule dans un vide souterrain…

épissotte, épichotte, les pichottes : petite épicerie…

pissotte : petite canule de bois qui se place au bas d’un cuvier de lessive…

pichot : nom familier  du pinson… !

epizootie : du grec zoôtês, maladie contagieuse qui atteint un grand nombre d’animaux. L’évêché de Boulogne aurait demandé des prières spéciales pour une épidémie d’épizootie le 15 novembre 1745…

Des rues, des lieux-dits, des hameaux se nomment Les Pichottes. Pour ne citer qu’un lieu nous trouvons en Haute Savoie en la commune de La Chapelle Blanche un lieu-dit nommé Les Pichottes.

 

Nous ne possédons aucun renseignement permettant de préciser l’étymologie des noms Les Pichottes et L’Epissotte.

Il est probable que le lieu-dit à Mont-Lambert se nommait Les Pichottes et fut déformé par la suite en L’Epissotte.

Avait-il un rapport avec les carrières ?

Les recherches se poursuivent…

La rue de la Troquette
 

C’est un ancien chemin rural allant de Mont Lambert à Moulin l’Abbé.

Lors des délibérations des 18 novembre 1892 et 22 février 1894 une fontaine est construite rue de la Troquette qui est alors à l’amorce de la Fontaine Leblond. Elle sera restaurée en 1925. On retrouve écrit parfois Fontaine Leblanc. La rue de la Troquette prend à la rue du Bois du Mont Lambert et se termine à l’amorce de la rue Ballin.

Nous ne possédons aucun renseignement sur l’étymologie du nom Troquette.

Certains avancent : vient de troquet …

Comme pour d’autres noms les recherches se poursuivent.

La rue Ballin
La rue Ballin tient son nom des propriétaires de biens et des terres desservis par cette voie.

Appelé autrefois chemin Ballin, il est repris dans plusieurs états du XIXème siècle. Selon ces divers états, il partait de la route départementale de Boulogne-sur-mer à Saint-Pol-sur-Ternoise près de la maison de Monsieur Fournier, charron à Mont Lambert. Petite histoire : le 15 mai 1790, lors de la distribution des prix à Saint-Martin-Boulogne, le fils de Monsieur Fournier a été le premier lauréat. Il a été écrit à son sujet : indépendamment de son exactitude, sa docilité, son application à l’écriture, à l’arithmétique, au catéchisme du diocèse qu’il sait imperturbablement, a encore appris en moins de 6 semaines, la déclaration des droits de l’homme et toute l’instruction pour les municipalités que le sieur Carpentier, maître d’école et secrétaire greffier, et le maire ont mis en forme de catéchisme du citoyen. Reprenons notre chemin Ballin. Il longeait plusieurs propriétés dont celle de Monsieur Armand de Préville pour se terminer au chemin vicinal de la rue de la Troquette dite de la Fontaine Leblond. Il mesurait 270 mètres de longueur et 5 mètres de largeur en moyenne, dont 6,50 mètres à l’entrée.

Selon une liste des chemins vicinaux établie le 7 juillet 1959, la rue Ballin est définie comme partant de la route départementale n°341, traversant une partie du hameau de Mont-Lambert et passant derrière la chapelle. Elle mesure 300 mètres. Elle revient vers la route départementale 341.

Actuellement, la rue Ballin part de la rue de la Troquette, passe derrière la chapelle et revient vers la route départementale 341, nommée route de Desvres et depuis peu rue du Bois du Mont Lambert.

 


Le sentier Levez

Ce chemin est repris dans le tableau du 14 novembre 1924 des chemins ruraux et sentiers comme propriété communale à l’occasion de la réfection du cadastre.

Le sentier du Levez partant des jardins du Mont Lambert, descendait et se terminait à l’entrée de la ferme du Levez, du nom des occupants et propriétaires, puis repartant, et nommé chemin du Levez, tendait vers le Chemin Vert où il se terminait. A la limite d’Echinghen la moitié de sa largeur dépendait de Saint-Martin-Boulogne.

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