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  • : Le blog des Amis du Patrimoine Saint-Martinois
  • : Ce blog a pour but de mieux faire connaître les activités de l'association des Amis du Patrimoine Saint-Martinois. Il permet également de mieux connaître l'histoire de Saint-Martin-Boulogne
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:52

EXPO D’ETE 2010 au musée de Boulogne-sur-Mer

 

« Arrivé à bon port, un navire romain du IIe siècle ap. J.C. »

 

du 26 juin 2010 au  06 décembre 2010

 

« Le Château-Musée  et le Service Archéologie de la Ville de Boulogne-sur-Mer organisent, à l’occasion de la découverte d’éléments d’un navire antique sur la plage de Tardinghen, une exposition sur le thème de la navigation gallo-romaine.

 

Cette exposition présentera les conditions de la découverte de l’épave, l’histoire du port antique de Boulogne et des échanges maritimes. Enfin la dernière section abordera le thème de l’archéologie subaquatique.

 

L’exposition est organisée en partenariat scientifique avec Direction Régionale des Affaires Culturelles (Service régional de l’archéologie), le CNRS (avec la précieuse collaboration d’Eric Reith), le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines et le laboratoire ArcNucléart. »

 

Des animations seront proposées à compter de juillet, renseignements auprès du service des publics au 03.21.10.02.22

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Published by Sébastien Chochois
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:29

Monsieur le Conseiller Général,

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les adjoints et conseillers municipaux,

Madame la présidente de l’association des Amis du Patrimoine,

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis heureuse de vous accueillir pour le vernissage de l’exposition : « Boulonnais dans la seconde guerre »

 

A la veille du 65e anniversaire de la fête de la victoire de la guerre 39 /45, Maxime Henry, jeune Saint-Martinois, passionné d’histoire et en particulier de cette époque, s’est joint à l’association des Amis du Patrimoine pour nous présenter toute une collection de documents, d’objets militaires et des reconstitutions de scènes de vie de cette période.

 

A l’occasion de cette cérémonie commémorative, qu’il nous soit permis de rendre hommage à deux anciens combattants et résistants : Gilbert Coquempot et Emile Mahieu, deux rescapés de cette descente aux enfers.

 

Les années passent et fixent toujours plus les souvenirs dans leur mémoire.

Comme si, au fil des temps, ils prenaient des forces au lieu d’en perdre.

Ces forces, ils les ont toujours possédées ; pour recommencer une lutte sans fin, sans trêve, contre la mort toujours présente.

Conserver la vie, c’était garder l’esprit de retrouver un jour la liberté.

 

Comment rendre crédible ce qui n’était pas croyable ?

Comment décrire l’indescriptible ?

Comment témoigner sur un drame dont ils se sentent encore les pitoyables victimes ?

Gilbert Coquempot et Emile Mahieu ont décidé de publier leur histoire « pour les jeunes générations

 

Cet après midi, M. Coquempot est intervenu auprès des élèves de 3e du collège Roger Salengro. Ceux-ci l’ont écouté avec attention et émotion.

Ils ont pris conscience de ce que certains hommes pouvaient faire endurer aux autres et des atrocités qui pouvaient exister en temps de guerre.

 

Gilbert Coquempot , survivant du camp de concentration de Flossenbürg, a publié  ses mémoires dans le livre « Dites adieu à votre fils ».

 

Emile Mahieu, d’abord requis au titre du service du Travail Obligatoire, sera arrêté pour s’être insurgé contre un soldat français de l’armée allemande. Passé à tabac, battu, il s’évade.

Il entre dans la résistance en Bretagne puis s’engage dans le premier régiment Automobile Bretagne ‘régiment qui sera ensuite incorporé à l’armée américaine commandée par le général Patton.

Il participe avec les pires difficultés à différentes missions : occupation de l’Allemagne, rapatriement des prisonniers, libération des camps de concentration.

 

 

Emile Mahieu a retracé son parcours dans un recueil « Pérégrinations d’un jeune Mahieu durant la guerre 39/45 ».

La mission commune de nos deux témoins : « Montrer la folie humaine et ne jamais oublier les souffrances endurées ».

Au nom de tous ceux qui ont vécu ces moments atroces et douloureux, de nos proches qui ont combattu et laissé leur vie, je tiens à remercier Maxime Henry, jeune génération »

Pour la recherche et le besoin de savoir.

L’association des Amis du Patrimoine pour leur travail et dévouement

Et surtout Messieurs Coquempot et Mahieu pour leur témoignage afin de perpétuer le souvenir dans les nouvelles générations.

 

Et pour conclure je citerai Gilbert Coquempot

« Prendre conscience que la liberté est quelque chose de fragile et que par-dessus tout nous puissions vivre sans haine et surtout sans oubli ».

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Published by Sébastien Chochois
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:15

Bienvenue à vous, élèves de 3e et à vos professeurs d’histoire qui avez accepté de rencontrer notre invité : M. Gilbert Coquempot, ancien résistant et déporté du camp de Flossenbürg.

 

Je le remercie vivement de sa présence et de nous apporter son témoignage.

 

Membre d’un réseau de résistance, il fut arrêté par la Gestapo à l’âge de 19 ans (seulement quelques années de plus que vous), il sera emprisonné en France, puis en Allemagne et il arrivera dans le camp de concentration de Flossenbürg : une véritable descente aux enfers.

 

Soixante cinq ans plus tard, il publie son histoire : « Dîtes adieu à votre fils » histoire qui est plus que jamais, avec le temps qui passe, digne  d’être lue.

 

Je cède donc la parole à Monsieur Gilbert Coquempot , matricule 48017, pour vous relater les différentes étapes de son chemin de croix.

 

Je vous souhaite de prêter une attention toute particulière à ses propos.

 

Merci

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:11

Monsieur le Conseiller Général,

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les adjoints et conseillers municipaux,

Madame Fauquez et sa famille,

Mesdames et Messieurs,

 

Je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle maison des archives.

A ma nomination, il y a deux ans au poste d’adjointe au Patrimoine et Archives, j’ai pris connaissance de ce service dans les anciens locaux, appartement au square Isabelle Nacry.

 

Il n’était pas très facile de « s’y retourner », les petites pièces étant remplies de cartons car qui dit  archives dit profusion de documents.

 

Alors, quel plaisir maintenant de se diriger dans ces rayonnages ou tout a été classé, rangé par Sébastien Chochois responsable de ce service et les membres de l’association « les Amis du Patrimoine » présidée par Madame Michelle Belval Knobloch, je les félicite et les remercie pour leur travail et leur disponibilité.

Il est plus agréable et plus facile de travailler dans ces conditions : plus d’espace et de modernisme.

 

Je remercie la municipalité, le directeur général des services, les employés de la commune qui ont accompli une belle rénovation.

 

La création et la mise en place de ce service des archives est due en grande partie à un homme qui a œuvré à son installation : Monsieur Edmond Fauquez. De jeunes étudiants passionnés d’histoire Jean Michel Labit, Arnaud Brécy …l’ont aidé dans ses recherches.

 

Je n’ai pas eu la chance de le connaître et je le regrette. Par les témoignages et lors de conversations, j’ai appris que c’était un homme cultivé, passionné, pointilleux dans ses recherches, perfectionniste très disponible. C’était aussi un artiste dans le domaine de la photo et du dessin particulièrement.

 

Il a été décidé de donner son nom à cet espace pour que sa mémoire reste dans l’histoire de Saint Martin.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:34

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:25

Gilbert Coquempot est intervenu, ce vendredi 7 mai, après midi, devant les élèves du collège Roger Salengro. Après le traditionnel discours d'accueil de la municipalité, prononcé par Françoise Rétaux, adjointe au Maire, chargée de la Culture et du Patrimoine, Gilbert Coquempot relata, devant un auditoire silencieux, son calvaire dans les camps de concentration, véritables camps de l'horreur. 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 10:59

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 16:14

Le samedi 24 avril 2010, le cercle d'Etudes en Pays Boulonnais organise sa Journée d'Etudes sur le thème : " De la carrière au monument, La pierre des bâtisseurs, en Nord-Pas-de-Calais au long des siècles" au château Mollack, à Marquise de 9 à 18 heures.

Entreé libre et gratuite (même dans le courant de la journée).

 

affiche-Marquise-pierre-A3 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 22:01

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 09:21

Il y avait beaucoup de monde, ce mercredi 14 avril, pour venir écouter René Lesage.

René Lesage, membre fondateur du Comité d'Histoire du Haut Pays, membre des Amis du Patrimoine Saint-Martinois et du Cercle d'Etudes en Pays Boulonnais, a retracé avec passion les heures glorieuses et douloureuses de la Résistance dans le Boulonnais.

 

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En préambule, René Lesage indique que la Résistance est une mémoire entretenue, par de nombreux lieux (places, rues, etc), par les historiens (Guy Bataille, "qui a fait un travail de pionnier", André-Georges Vasseur, "dont les ouvrages sur la reprise de Boulogne-sur-Mer, Boulogne jusqu'au dernier, et L'espion qui venait du nord, retraçant l'action d'Abel Lombard, sont des sources inépuissables", par les étudiants de l'Université du Littoral, "Audrey Dédelot, Arnaud Batté et Sébastien Chochois ont fait du bon travail", par le regretté Lucien Vasseur). René Lesage ne manque pas de rappeler les témoignages d'Albert Mac Kenna et de Gilbert Coquempot.

L'intervenant commence par donner une définition de la Résistance, "qui fait suite à l'appel du 18 juin, "même si beaucoup ne l'ont entendu que plusieurs jours après". Mais cet appel semble être assez vite connu. "La Résistance est d'abord celle au régime de Pétain, qui s'engage dans la Collaboration".

La résistance apparait comme un combat multiforme : elle présente des aspects militaires, politiques, humanitaires et passifs.

René Lesage précise que Résister dans le Boulonnais, "c'est résister dans une région particulière". C'est le territoire le plus surveillé. L'occupation y est très lourde et très dense. "Nous sommes sur le front de guerre. C'est donc un lieu sensible pour le renseignement. Nous sommes dans la zone rouge". On assiste à des actes de résistance précoce, avec la campagne des "V", qui donne lieu à des arrestations.

Le Boulonnais est également une région martyre. Les bombardements y ont été très lourds. "On compte plus de 1 100 victimes". A cet égard, Le Portel est une ville symbole, puisque complétement rasée. En septembre 1943, les Alliés bombardent Le Portel. Tout doit laisser à penser que le débarquement aurait lieu sur sa plage.

 

La Résistance s'organise assez rapidement dans le Boulonnais. En juin 1941, le journal Patrie est diffusée. Mais c'est l'OCM (Organisation Civile et Militaire) qui va structurer le Pas-de-Calais. "L'OCM, c'est une action politique et militaire". Sa principale mission est le renseignement. Ses agents font des relevés précis des installations allemandes. "Les Allemands sont très surpris lorsqu'ils découvriront la précision des plans et que même les noms des officiers étaient connus".

L'Histoire de Libération Nord est moins connue. Mais, ses agents sont restés célèbres dans le Boulonnais : Henri Henneguelle, Jeannil Dumortier... Henri Henneguelle a dirigé Libé Nord, au niveau régional. Il n'était plus sur le Boulonnais, "car rapidement il était grillé (recherché)". Libé Nord apparaît à la fin de la guerre comme l'organisation la mieux structurée.

La Résistance doit affronter une presse déchaînée contre les "terroristes". René Lesage rappelle l'assassinat, dans sa résidence du Petit Caporal, par trois FTP, du groupe Allan, à Saint-Léonard, d'Henry Gross rédacteur en chef du Télégramme, principal journal d'information dans le Boulonnais, qui a rapidement sombré dans la collaboration. "Son rôle était aussi néfaste que Radio Paris".

Le 5 septembre 1943, un comité de coordination se met en place. Il est présidé par Masselis. Mais ce comité ne se réunit que quelques fois, car il est très souvent décimé. René Lesage évoque également, ce qui est convenu d'appeler l'Affaire Farjon. En 1943, Roland Farjon (fils de Roger Farjon, ancien maire de Boulogne, qui avait failli devenir Président de la République). Roland Farjon est arrêté chez lui à Paris. Les Allemands auraient trouvé chez lui des listes de résistants, ce qui aurait permis de démenteler la Résistance.

 

La conférence se termine par l'intégration des résistance dans la dévolution du pouvoir, avec la mise en place des Comité Local de Libération. A Saint-Martin-Boulogne, Jeannil Dumortier prend la direction du CLL. "C'est le début d'une carrière politique, connue par beaucoup ici".

La libération et l'immédiat après guerre, est également une période d'épuration. A Samer, une institutrice a été jugée par avoir dénoncé Coustes, son directeur d'école. Coustes est mort en déportation.

L'épuration aura à connaître des débordements. Elle sera d'autant plus dure qu'elle a été faite par des résistants de la dernière heure, parfois même par ceux qui n'étaient pas exempts de tous reproches.

 

Au final, Combien de Résistants ? René Lesage évoque le chiffre de 700 personnes (pour des actes de résistance au sens large), soit 1 % de la population de plus de 20 ans sur le Boulonnais. C'est peu, mais il rappelle, qu'ici, résister était peut-être bien plus dure qu'ailleurs. "On dit souvent que Lyon était la capitale de la Résistance. Mais, sans remettre en cause la résistance en zone non occupée, dans la zone occupée, cela était bien plus difficile. Lille pourrait également portait le nom de capitale de la résistance !".

La collaboration, sur le Boulonnais, est très minoritaire. "C'est moins de 1 %".

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Published by Sébastien Chochois - dans La vie de l'association
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